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Le TVC 3 par PHILIPS et RADIOLA

de la RADIOTECHNIQUE

Mise à jour du 08/11/2025

1967

Pour 5000 francs (octobre 1967) puis 4000 francs (1969) de l'époque (une Renault 4 coûtait 4800 francs), vous pouviez profiter de ce premier téléviseur couleur Philips :

LA (*) RADIOTECHNIQUE conçoit et fabrique son premier téléviseur couleur SECAM pour le marché français avec ce modèle emblématique Philips 25K766/01. Le point de départ d'une longue série de châssis couleur, dont je vais vous présenter 8 générations via les pages suivantes de mon site, jusqu'au TVC 12. La suite, marquée par des économies à tous les niveaux, s'avère tellement peu inspirante qu'il n'est pas utile d'en faire état.
Le TVC 6 est une adaptation du TVC 5 pour tube 56 cm 110°. Les TVC 9/10, correspondant à la mise aux normes Chroma SECAM des TVC 7/8, sans oublier la greffe d'une péritél, ne nécessitent pas d'être abordés.

(*)
Philips était l’actionnaire majoritaire de La Radiotechnique, la branche industrielle de Philips Consumer Electronics en France.

  

Philips et son premier châssis couleur français TVC 3.

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Remerciements à Bozec, David26, Jean-Luc Gendron, Jean-Marc, Jérome 62290 (pour sa vidéo), Jhalphen, Kiki37, Mannix54, Marceljack, Totof73, sans oublier JM Bourque et Radiolo de Retrotechnique pour leur soutien... RVB - Windows7passion.fr - Concepteur du site - 2024 - CCO - Creative Commons.

Bien qu’antérieurs d’une bonne décennie au TVC 3, je vous propose, pour le charme de l’époque, quelques documents «Service Philips Télévision» des années 1950 :

  

Avant de commencer avec le TVC 3, je vous invite à voir ou revoir quelques bulletins "Service Philips Télévision" des années 50 en bas de page à droite juste pour le plaisir (ancêtre de Service S.A.). Ce constructeur domina le marché de la couleur durant de nombreuses années, fort de décennies de recherche. Dès 1941, alors que la télévision noir et blanc en était à ses balbutiements, Philips entama ses premiers travaux sur la couleur. En 1962, la société produisit en série des téléviseurs couleur NTSC, équipés de 33 lampes (hors tube cathodique RCA 21FBP22 rond de 21’’ fabriqué aux Etats-Unis) et d’un châssis K4 (K pour Krefeld, site de production), destinés à l'exportation en petite quantité vers l’Amérique du Nord. En 1964, quelques modèles adaptés au PAL furent vendus au compte-gouttes. En 1967, le tube Plumbicon équipa les caméras couleur de l’ORTF ainsi que de nombreux studios, obtenant la plus haute distinction de l'industrie télévisuelle américaine et confirmant la position de leader de Philips dans l’émission et la réception d’images en couleur. Simultanément, les écrans Delta européens sous licence RCA des USA, nommés pour la disposition triangulaire de leurs trois canons, furent utilisés en France dès 1967. Dotés d’une déflexion de 90° uniquement en 63 cm sur le TVC 3, ils accusaient une profondeur dépassant les 50 cm. Leur installation et maintenance étaient complexes, nécessitant des réglages minutieux des convergences statiques, dynamiques et de la pureté des couleurs. Malgré un rendement lumineux faible, ces TV offraient une qualité d’image remarquable, alliant finesse, précision et saturation des couleurs. En raison de la spécificité française de l'ORTF, avec la première chaîne en 819 lignes noir et blanc et la deuxième en 625 lignes couleur, Philips développa des systèmes de commutation pour ajuster le balayage ligne selon la chaîne regardée (sabre, relais...). Quelques détails techniques du TVC 3 page suivante.  .../...

Le F 25K766/01 de Philips intégrait 24 lampes, 28 transistors, un bloc VHF/UHF doté d’un rotacteur à 13 positions, ainsi qu’un tube cathodique A63-IIX. Sa consommation s’élevait à 270 W, soit 400 VA avec facteur de puissance de 0.675. L’introduction de la télévision couleur apportait une contrainte supplémentaire à la profession : le désalignement des convergences en cas de mouvement brusque. Pesant 56 kg, les techniciens hésitaient avant de le transporter ou même simplement de le bouger. Toutefois, une démagnétisation automatique à chaque démarrage (grâce à une CTN couplée à une VDR) permettait d’éviter les tâches éventuelles à l’écran. Ce châssis était équipé de plusieurs platines fixées sur un bâti basculant, un mode d’accès à l’électronique qui sera ensuite abandonné, jusqu’à sa réintroduction avec le TVC 12. Les platines présentes incluaient : FI, Base de temps, Chroma/Luma, Convergences, Raccordement, Alimentation générale, Alimentation G2 et Platine support tube. La filerie, très imposante, profitait heureusement d’une époque où le cuivre restait abordable. Un soin particulier était apporté à la restitution des noirs, dont la valeur réelle était préservée, évitant ainsi l'aspect grisâtre souvent observé sur les téléviseurs monochromes. En l'absence de couleur, le TVC 3 basculait automatiquement vers un blanc légèrement bleuté, semblable à celui des téléviseurs noir et blanc, un choix qui ne faisait pas l'unanimité. Il est surprenant de lire sur la carte de garantie du A63-IIX quelques exclusions folkloriques telles que la coupure des filaments ou la brûlure de l’écran fluorescent. Au vu du prix de vente exorbitant de l’époque, on aurait pu s’attendre à ce que ces problèmes soient pris en charge, d’autant que le client final ne pouvait en maîtriser les défaillances.