Les documents commerciaux et techniques de L'ICC4.
Revues commerciales TV :
Créative Commons CC BY - NC. 2009. Pas d'utilisation commerciale. Grundig passion. RVB - CHARLEVILLE-MEZIERES (08) et CHAUMONT (52)
1985
Le châssis ICC4 de Thomson - Brandt, introduit en 1985, apportait des améliorations significatives à la qualité d'image et à la fiabilité, tout en réduisant les composants et les réglages en usine, la consommation électrique et la chaleur interne. L'innovation majeure résidait dans le procédé Stabicolor, un cut-off automatique "2.0", qui équilibrait les couleurs en temps réel grâce au microprocesseur vidéo, corrigeant avec précision l'usure du tube cathodique pour maintenir une image optimale. Les trois processeurs intégrés (commande, vidéo et synchronisation) offraient des avantages techniques supplémentaires, tandis que la commodité d'utilisation était renforcée par l'introduction de la clef électronique et de la mise en veille automatique en fin d'émission.
Vous pouvez consulter l'article du haut-parleur sur la fonction Stabicolor ci-dessous.
Thomson et son onzième châssis couleur français ICC4.
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Les châssis ICC1 et ICC2 inaugurèrent chez Thomson le cut-off automatique via le TDA3300B, stabilisant les niveaux de coupure des cathodes pour compenser l’usure du tube. L’ICC3 adopta ensuite le TDA3506, offrant une régulation plus fine et une meilleure intégration dans la chaîne vidéo.
Avec l’ICC4, Thomson franchit une étape supplémentaire grâce au Stabicolor, combinant traitement analogique et pilotage numérique de l’asservissement automatique des cut-off via le processeur vidéo Hitachi HA11489. Ce circuit gérait également le frein de faisceau et deux entrées RVB. Le décodeur SECAM reposait sur l’AN5630 de Panasonic, tandis que le module chroma PAL/SECAM restait interchangeable sans modification.
La revue Thomson de 1985 annonçait parallèlement les tubes MC4 à coins carrés, en 63 et 70 cm, dotés du canon DB/XL et de l’écran Black Matrix, améliorant netteté et contraste. L’ICC4 se déclinait en nombreuses versions : télécommande infrarouge, multinorme LL’/BG/I, export BG mono/stéréo, décodeur Antiope, multistandard PAL/SECAM/NTSC et compatibilité CCETT/CATV. Le Brandt 22437T multistandard, 56 cm, était proposé à 5690 francs.
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L’ICC4 marquait une rupture technologique par rapport à l’ICC3 grâce à une conception plus intégrée et l’usage généralisé de composants miniatures : résistances MELF 6×2 mm, condensateurs et semi-conducteurs « chips » 3×2 mm. La gestion centrale reposait sur un microprocesseur pilotant les modules via un véritable bus I²L, première architecture numérique de la série ICC.
L’alimentation à découpage, nouveauté du châssis, utilisait un convertisseur forward auto-oscillant délivrant 90 V, porté ensuite à 108 V par un BU807 en mode hacheur. Ce forward se distingue d’un flyback classique. Il ne stocke pas l’énergie dans le primaire, un simple courant magnétisant suffit à induire la tension sur les secondaires. L’ensemble était supervisé par un unique circuit spécialisé, le TEA2026, conçu par Thomson‑Semiconducteurs (future STM), qui assurait la commande du hacheur, la régulation de la HT et les signaux destinés aux étages ligne (transistor) et trame (thyristor). Un système de sécurité complétait cet ensemble, garantissant l’arrêt immédiat en cas d’anomalie de retour ligne ou trame. Malgré une conception respectable, un certain nombre de TV nécessiteront très vite l’usage du kit de réparation dédié à l'alimentation.
Cette production "2.0" réduisait le poids du châssis de 2 à 3 kg et la consommation à environ 60 W. Une fonction de verrouillage électronique, je le répète, désactivait le clavier local via la télécommande, tandis qu’un passage automatique en veille intervenait après cinq minutes d’absence de signal, hors AV.
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Comme sur l’ICC3, l’ICC4 exploitait le découpage trame à la fréquence ligne : l’énergie destinée au déflecteur vertical était prélevée directement du transformateur THT. Un circuit à couplage continu associé à un thyristor jouait le rôle d’interrupteur bidirectionnel, supprimant l’amplificateur trame classique. Ce procédé convenait aux tubes 90° comme 110° sans modification, tout en réduisant la consommation. Deux tuners miniatures 4200C d'un nouveau style, VHF et UHF, équipaient ce châssis.
Les dépanneurs rapportaient plusieurs particularités typiques de cette génération. Une baisse du 5 V logique pouvait entraîner des comportements erratiques : changement de chaîne spontané, passage en veille ou perte de commande. Le bus I²L pouvait se bloquer en cas de faux contact sur un module, nécessitant un redémarrage complet. Sur certains modèles, la nappe du clavier local devenait sensible à l’humidité, rendant les touches inopérantes. Enfin, la protection pouvait couper l’appareil à la moindre incohérence de retour ligne ou trame, donnant l’impression d’une panne grave alors qu’une simple soudure froide suffisait à déclencher l’arrêt. Je me souviens d'une mini-ligne horizontale grise sur l'écran de quelques cm provoquée par une diode en fuite dans le balayage ligne qui avait mis en difficulté mon collègue. L'intervention d'un technicien itinérant (Monsieur Souka si j'ai bonne mémoire) fut nécessaire.
L'ICC4 était loin d'être fiable, mais il pouvait produire une très belle image suivant le tube exploité. On ne peut pas tout avoir...