Les documents commerciaux et techniques de L'ICC5.
Revue commerciale si possible.
Documentations techniques Planar :
Quelques revues après l'ICC5 :
Page 1/2.
Sur le plan électronique, le châssis ICC5 se distingue par une alimentation à découpage de type "Fly-back" synchrone du balayage ligne à régulation via le secondaire. Conçue une fois de plus pour supprimer le transformateur secteur 50 Hz traditionnel, cette architecture permet un gain d'encombrement et de poids, un rendement optimisé et une fiabilité accrue (en théorie), tout en intégrant la totalité de la fonction alimentation directement sur le châssis. Le système gère deux circuits distincts : la puissance principale et la fonction de veille (Stand-By) qui ne consomme que 3 à 4 W sur le secteur, le démarrage s'effectuant via la télécommande ou le clavier local (+P). Pour immuniser la gestion logique contre les variations de charges dues au son ou au courant de faisceau tube, l'alimentation du microprocesseur fait appel à un stabilisateur dédié délivrant deux lignes de 5 V parfaitement filtrées. La partie audio bénéficie quant à elle d'un traitement intégralement digitalisé architecturé autour du célèbre jeu de puces ITT Intermetall Digit 2000, très répandu à cette époque. Le signal analogique est converti juste après la démodulation de la porteuse par un convertisseur A/D, puis traité de manière numérique par un deuxième circuit intégré. Enfin, trois puces gèrent l'amplification basse fréquence pour le casque et les haut-parleurs, offrant une grand choix de versions selon la puissance ou les modes de démodulation (AM/FM).
Page 2/2.
L'ICC5 était le premier châssis à gérer le tube Planar, spécifiquement développé par et pour le groupe Thomson via sa filiale Vidéocolor. Deux opinions prévalaient. Certains l'appréciaient pour ses qualités, tandis que d'autres, comme moi, remettaient en question la précision de sa géométrie. La particularité du tube résidait dans sa forme concave au centre, contrairement à la courbure convexe habituelle, c'est-à-dire légèrement bombée dans l'autre sens, ce qui donnait l'illusion d'un écran plat sur environ 80 % de sa surface. Le traitement antireflet renforçait cet effet visuel. En plus des corrections classiques inhérentes aux tubes 110° (coussin Est-Ouest et trapèze), cette géométrie particulière imposait des corrections de linéarité horizontale et un traitement d'ailes de mouette. Pour traiter cette déformation spécifique ainsi que la distorsion en coussin Nord-Sud de 8 %, un module de correction NS 5000 M, impressionnant à l'époque par sa hauteur et le nombre de ses composants, était ajouté verticalement à l'arrière du châssis. Ses réglages s'effectuaient sur trois zones (haut, centre, bas) via des potentiomètres et des inductances, permettant d’ajuster les lignes horizontales. Ce tube évolua ensuite vers le Black King Planar, utilisé dans les téléviseurs HCR9000, 72DO90 et 70DO91 "Numeric System" de 1992, avec une dalle de verre encore plus plate et un traitement antireflet plus sombre.
L'ICC5, conçu pour être évolutif à partir du 55 cm et compatible avec les tubes 90° et 110°, intégrait une alimentation à découpage à régulation incorporée. Ce châssis multistandard PAL/SECAM par l'antenne a évolué du mono vers la stéréo à travers de nombreuses versions. Il a surtout introduit une innovation majeure : le tube Planar de 72 cm (110°) à masque Invar, inauguré sur l'emblématique 72XP01 de 1987, puis suivi du Black Super Planar. Ces écrans offraient une image perçue comme parfaitement plate aux contours d'une grande précision, soulignés par une esthétique affirmée. Au-delà de ces innovations techniques, cette série des châssis ICCX a relancé le groupe qui sortait d'une décennie 70 compliquée au niveau fiabilité. J'ai fait le choix délibéré de m'arrêter sur l'ICC5, symbole de ce que la télévision représentait pour moi avant que les appareils ne deviennent, dès les années 90, de simples objets de consommation ou de délirantes usines à gaz.
Créative Commons CC BY - NC. 2009. Pas d'utilisation commerciale. Grundig passion. RVB - CHARLEVILLE-MEZIERES (08) et CHAUMONT (52)
1987
Thomson et son douzième châssis couleur français ICC5.